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Les artisans taxis ont
procédé à un test « grandeur nature » de deux véhicules
équipés au GNV (Gaz Naturel Véhicules) à l’initiative du
SAT31 dans la période du 11 Juin au 31 juillet 2008.
Pourquoi
cet essai?
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Les augmentations du prix
du carburant engendrent une hausse non négligeable des
coûts d’exploitation pour les entreprises « taxis ».
Les tarifs étant réglementés
et révisés annuellement par arrêté préfectoral, la
répercussion des hausses de carburant ne peut se faire et la
rentabilité du taxi s'en trouve réduite d'autant.
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Jusqu'à 2007, nous
bénéficions d’une détaxe carburant (remboursement de la
TIPP), plafonnée à 5000 litres annuels, pour un montant
de 2 200 euros. Cette disposition a été remise en cause
en 2008 par le gouvernement et ramenée à 600 euros.
Malgré nos alertes répétées,
rien n’est venue combler le manque, ni augmentation de prix,
ni mesures compensatoires.
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Enfin, les artisans taxis
et le SAT31 en particulier sont convaincus qu’il est
nécessaire de penser à « l'après pétrole » et le GNV
sans être la panacée peut permettre rapidement de
bousculer l'ordre établi pour passer à moyen terme à
d’autres types d'énergie.
Quelques
premières constatations sur le GNV
Les points positifs :
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Le coût du poste
carburant est
considérablement réduit : autour de 35% (suivant le type
de véhicule utilisé) de moins comparé au gazole.
« Je fais 400 kms avec 22€
au lieu de 260kms avec mon véhicule diésel » nous dit
Marc
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La consommation
en GNV
(contrairement au GPL) n’est à priori pas supérieure au
100kms à celle de l’essence.
Les points à améliorer :
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Les postes de
distribution sont
très insuffisants actuellement (2 stations en Haute
Garonne) et de par une autonomie en GNV limitée (300/400
kms suivant les modèles pour un réservoir de 26kg de
gaz) il est obligatoire de faire un plein par jour, avec
la hantise de prendre une longue course qui oblige à
anticiper et surveiller les niveaux de carburant.
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L’offre constructeur
demande à
être étoffée dans des gammes de véhicules correspondant
aux besoins de la profession (notamment véhicules haut
de gamme), l’autonomie en GNV des véhicules doit être
accrue, les réseaux des concessionnaires doivent faire
un effort pour les distribuer ainsi que pour proposer
des solutions de financement et de reprise adaptées.
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Enfin l’Etat et les
collectivités
doivent aider à l’investissement : il ne suffit pas de
demander aux professionnels de s’équiper de ce type de
véhicules, il faut les y inciter; en cela citons l'ADEME
qui propose une prime de 1500€. Cependant, la profession
attend plus de l'Etat, qui a là matière à prouver sa
volonté de changement annoncé après le « Grenelle de
l'environnement ».
En conclusion, nous
considérons cet essai comme extrêmement positif, mais des
problèmes restent à régler, condition nous semble t’il pour
que les taxis s’équipent et vulgarisent cette solution de
carburation pour véhicules.
Nous remercions vivement les
services de GDFSUEZ qui nous ont permis de réaliser cet
essai, plus particulièrement Mr Gérard Robin pour la
confiance qu’il nous a accordée, ainsi que Mr Bernard Gaudel
pour l’équipement des véhicules et l’administration et les
municipalités de Blagnac et de Toulouse.
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