SAT 31

À 90 ans, abandonnée 5 heures aux urgences

  • Par sat31
  • Le 19/07/2016

Les Sociétés d'ambulances se sont renvoyées la faute, mais sans apporter de solutions. À qui le tour ?

Urgence chu purpan

 Faits divers pris dans La Dêpèche du 09/07/2016

« C’est inhumain ! » Christiane ne décolère pas, en pensant au sort qui a été réservé à sa mère, mardi soir, ou sortir des urgences de l’hôpital de Purpan, à Toulouse. Il y a de quoi. Cette dame de 90 ans a du patienter cinq heures dans la salle de transit pour enfin être pris en charge par une ambulance il a ramené chez elle, à Auterive, enfin de soirée. « Ma Mère a été hospitalisé pour des problèmes cardio-vasculaire et cette fois elle avait été admise mardi matin aux urgences pour un état de fatigue générale, raconte Christiane. Une fois les examens fait, elle a été autorisé à sortir dans l’après-midi et elle a été inscrite au tour de rôle du service des transport pour être reconduite chez elle ».

C’est là que tout a dérapé. Il est alors un peu plus de 17 heures et la patiente, Marie ne sedoute pas qu’elle va être abandonnée dans une salle de transit jusqu’à 22 heures passées. « Elle ne pouvait pas bouger, ni descendre de son lit » s’indigne de sa fille, qui pensait que sa mère arriver à bon port depuis longtemps.

Aujourd’hui, Christiane veut savoir ce qu’il s’est passé et pourquoi, alors que sa mère était inscrite sur le registre est prise en charges, elle a été oubliée aussi longtemps. La direction du centre hospitalier que nous avons joint hier, à son explication. « Après 17 heures, le tour de Roll pour le transport des malades bascule vers une société privée, les Ambulances du Lauragais qui assure la régulation » souligne-t-on au service communication. « La patiente en question a bien été inscrite sur notre logiciel À 17h11 précisément, mais la prise en charge des tributaires de la disponibilité des ambulances » Selon le CHU, le transfert de Marie était prévu À 19h11, « mais il y a eu un souci de prestataires ».C’est le moins qu’on puisse dire. À partir de 20 heures la garde sanitaire est assurée par les Asse par les Ambulances du Morvan, qui n’avait pas Marie dans le registre et qui ont assuré le transfert quand elles ont pu. « Il y a un problème d’organisation, reconnait on au CHU, plusieurs prestataires ont été sollicité, mais il a été difficile d’en trouver un ».

Sans doute aurait-il été plus rapides de commander un taxi mais le sort de Marina semble-t-il pas ému grand monde. En tout cas on apprend au passage que le service public fini, après 17 heures, aux portes de l’hôpital. L’Ultime précision, Marie a été à nouveau hospitalisé, hier. Sa soirée cauchemardesque de la veille n’a sans doute pas arrangé les choses…

 

Gilles-R. Souillés 

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